FORUM DU FUTUR


"Nouveau concept stratégique de l'OTAN"

Table ronde du mercredi 19 mai 2010 organisée en partenarait avec France-Amériques

animée par :

le Pr. Hall GARDNER, Professor & Chair, International & Comparatove Politics - American University of Paris

le Pr. Christian GIRAULT, Professeur agrégé, Directeur de Recherche - CNRS (CREDAL-IHEAL)

le Pr. Isabelle VAGNOUX, Professeur des Universités (Aix-Marseilleà, Spécialiste d'Histoire et de Politique Etrangère Américaine


Intervention du Pr. Hall GARDNER

Immigration, la guerre contre la drogue et l'escalade de la crise américano-mexicaine


Partie I : Immigration

 

« Bombes à retardement » politiques

L’administration Bush a laissé à la présidence Obama un certain nombre de “bombes à retardement” politiques

En plus de la « guerre contre le terrorisme » (guerres en Afghanistan et en Irak) couplé à la crise financière il y a au moins deux autres bombes à retardement concernant les relations USA / Amérique Latine

1) La question toujours non résolue de l’immigration « illégale »

2) L’actuelle guerre contre la drogue qui a connu une escalade depuis l’administration Nixon et qui est actuellement en passe de se traduire par un déchaînement de violence au Mexique après avoir dévasté la Colombie

L’administration Bush a porté très peu d’attention aux problèmes de l’Amérique latine.

Bush a visité la région tardivement sept ans après le début de sa présidence lors d’une visite éclair et a été accueilli avec une protestation considérable
(Obama a visité le Mexique dans sa première année de présidence)

 

Réforme de l'immigration

Le Président Bush a adopté une position modérée « conservatrice compatissante » quant à la question de l’immigration  illégale vers les USA

L’administration Bush a été incapable d’établir un compromis entre les politiques anti- immigration sévères et la position modérée « conservatrice compatissante » de Bush

Politique intransigeante :

Chambre des Deputés: Border Protection, Anti-terrorism, and Illegal Immigration Control Act of 2005 HR 4437 voté par la chambre des députés concernant le contrôle de l’immigration illégale. (Sensenbrenner Bill)

Plus modéré :

Le sénat : Border Protection, Anti-terrorism, and Illegal Immigration Control Act of 2005 adopté par le Sénat. Projet de loi proposé au Sénat (109ème congrès, 2005-2006) par le sénateur Arlen Specter [PA] le 7 avril 2006, plus Hagel, McCain, Kennedy, Graham, Brownback

Commentaire : Sénat co-parrains étaient le sénateur Hagel [NE], le sénateur Martinez [FL], le sénateur McCain [AZ], le sénateur Kennedy [MA], le sénateur Graham [SC], et le sénateur Brownback [KS] Adoption Décembre 16 2005, par un vote de 239 à 182 (avec 92% des républicains à l'appui, 82% des démocrates opposés), mais n'a pas été adopté au Sénat.

Le Président Bush a fortement soutenu l’approche “compréhensive” de la réforme de l’immigration par le Sénat US divisant ainsi les républicains modérés et les républicains conservateurs

De nombreux républicains conservateurs, ceux de la chambre des représentants en particulier, ont fait valoir que l’approche du Sénat constituait une forme d’amnistie qui permettra à davantage d’étrangers de pénétrer le territoire US.

les opposants au projet de loi du sénat et aux plans de Bush se sont opposés avec ardeur contre toute législation ou programme d’amnistie qui interviendrait avant le renforcement de la sécurité aux frontières.

Commentaire : L'administration Bush a essayé de tisser un chemin entre "automatique de la citoyenneté» et «expulsion automatique." En accord avec sala philosophie du "conservatisme compatissant", le président Bush a plaidé en faveur de la compassion pour ceux qui préfèrent travailler dur pour 5-7 $ par heure aux États-Unis, contre 50 cents au Mexique, et a affirmé que «les valeurs familiales ne s'arrêtent pas au Rio Grande. "efforts du président Bush de parvenir à un compromis a, toutefois, été condamné par les républicains purs et durs comme une «amnistie» pour les immigrants "illégaux«  et que l'effort porté atteinte aux intérêts de ceux qui avaient appliqué la loi.
Face à un nouveau Congrès démocrate dirigé dans les deux Chambres en 2007, l'administration Bush a proposé un nouveau plan de réforme de l'immigration. Le mai 2007 Projet de loi de compromis serait de permettre la quasi-totalité des douze millions estimés immigrés sans-papiers qui sont entrés dans le pays avant 2007 pour demander un "Visa Z" (statut de résident temporaire) après leur première quitté le pays et a ensuite rendu unesérie de frais (jusqu'à 5000 $) et de renouveler leur visa tous les deux ans.

Aucun des projets de loi n’a été adopté et ont été abandonnés en janvier 2007.

Mais un compromis partiel a été trouvé sur Loi sur la clôture de sécurité de 2006 qui a été adopté le 26 oct. 2006

La chambre des représentants et le Sénat ont accepté la construction d’un mur contre le trafic de drogue et l’immigration illégale.

Commentaire : La barrière est située sur les zones urbaines et inhabitée sections de la frontière, les zones où le nombre le plus dense de passages clandestins et le trafic de drogue ont été observées dans le passé. Ces zones urbaines sont de San Diego et El Paso. clôture de la frontière, il n'est pas une structure permanente et est en fait un regroupement de courte murs physiques qui s'arrêtent et redémarrent, garanti entre avec "barrière virtuelle", qui comprend un système de capteurs et de caméras contrôlées par les agents de patrouille frontalière.

 

Projet de réforme de 2007

Un compromis au projet de loi de mai 2007 a été proposé pour permettre à la quasi-totalité des 12 millions d’immigrants sans-papiers entrés avant 2007 de faire une demande de visa “Z” (statut légal temporaire) après avoir d’abord quitté le pays et ensuite payés des frais (jusqu’à 5 000$)

Une politique d’immigration basée sur la sélection de compétence qui choisirait les immigrants selon leurs capacités et les besoins américains en main-d'œuvre a aussi été discuté

 

L’Arizona passe à l’action

L’échec de l’adoption par le congres de la Border Protection, Anti-terrorism, and Illegal Immigration Control Act of 2005 HR 4437 a conduit l’Arizona a prendre ses propres mesures et à adopter des lois anti- immigration intransigeantes

Le Sénateur John McCain qui a toujours été  en faveur de la réforme de l'immigration du Sénat la plus modéré Loi sur la réforme de l'immigration du Sénat, a maintenant soutenu l’approche la plus radicale représentée par l’Arizona …

Le pays reste divisé sur la question.

Bien qu’elle ait été un sujet majeur dans l'élection présidentielle de 2008, la réforme de l'immigration avait semblait avoir perdu de son importance en 2010 en raison de la crise financière, de la réforme de la santé, de l’Irak, de l’Afghanistan etc.

Pourtant, Obama ne peut plus ignorer la question en raison de la décision de l'Arizona en Avril 2010 de faire passer la très dure loi anti- immigration.

Les républicains et les activistes de la « Tea Party » exploitent cette question pour affaiblir le soutien à Obama.

 

La loi anti immigration de l’Arizona

Loi sur l'immigration du gouverneur de l'Arizona, Jan Brewer: oblige la police à   détenir des personnes suspectées d'être entrés dans le pays sans autorisation ainsi qu'à vérifier avec les autoritées fédérales la situation légale des personnes suspectées. Elle transforme la résidence sans papier en délit.

Commentaire : Il serait illégale des cours ou des classes qui «promouvoir ressentiment envers une race ou une catégorie de personnes» et «solidarité ethnique » avocat.

L'Arizona est le premier État à exiger des immigrants qu’ils aient constamment sur eux les documents d'identité justifiant de leur présence sur le sol américain.

Cela a été dénoncé par les groupes hispaniques américains et les autorités mexicaines qui ont soulevé des protestations de délit de faciès

Boycott  contre l’Arizona par les syndicats et groupes de « gauche »

En mai, le conseil municipal de Los Angeles a voté contre tous contrats avec les villes de l‘État d’Arizona pour protester contre la loi de l‘État en matière d'immigration, dont les critiques disent établir un profil racial. L’Arizona pourrait perdre 52 millions de dollars dans les contrats avec la ville de Los Angeles.

La menace de boycot de l'Arizona a conduit un officiel de l'Arizona à menacer de couper l'électricité de Los Angeles! L’Arizona fournit plus que 25% de l'électricité de la ville.

 

Raisons de la loi de l'Arizona

La frontière de 2000 miles dans la région sud ouest en incluant la réserve O’odham est le principal point d’entré des étrangers sans papiers immigrant du Mexique, de l’Amérique centrale, de l’Amérique du Sud mais aussi de la plupart des drogues. 

En 2008, les douanes ont arrêté 792 321 personnes qui essayaient de pénétrer les USA par la frontière du sud ouest. Les douanes ont également retiré plus de 369,000 personnes sur les 460,000 immigrants illégaux que compte l’Arizona.

Une quantité importante d'armes à feu ainsi que de la devise en liquide est passé en contrebande de la région sud-ouest de la frontière vers le Mexique

Le nombre de tunnels entre le Mexique et les États-Unis a augmenté. En 2008, les Etats-Unis ont découvert 16 tunnels souterrains, dont la majorité étaient dans la région de Tucson, Arizona

En 2009, les USA ont découvert 26 tunnels: 20 étaient dans le secteur de Tucson et 5 en Californie dans la région de San Diego

 

Raisons de la loi

Les Coyotes qui conduisent les immigrants illégaux à travers la frontière payent souvent les cartels de drogue Mexicains pour avoir le droit d’opérer le long de certaines routes dans quelques zones frontalières. Environ 460 000 immigrants illégaux résident en Arizona.

Tous ne sont pas des “latinos” à la recherche d’un travail: beaucoup sont des étrangers sans-papier de Chine, d’Afghanistan, d’Irak, d’Iran du Pakistan, et certains sont des membres de gangs transnationaux tels que le Barrio Azteca, Mara Salvatrucha (MS 13), transnational Sureños ( incluant la 18ème rue, Florencia, et Los Wonders) qui franchissent illégalement la frontière américano-mexicaine chaque année

Un propriétaire de ranch dans le sud de l'Arizona a été tué par un trafiquant (supposé) quelques semaines avant l’adoption par l’Assemblée législative du projet mettant une pression politique sur la gouverneur Brewer.

Ironiquement, le gouverneur précèdent Janet Napolitano avait opposé son veto à une loi similaire à plusieurs reprises en tant que gouverneur démocrate de l'État Arizona. Elle a ensuite été nommé secrétaire à la Sécurité intérieure par le président Obama. Elle s'est questionné sur la légalité de la loi.

Commentaire : Gouverneur Brewer a également annoncé un plan d'inciter le gouvernement fédéral afin d'envoyer troupes de la Garde nationale à la frontière. Il exige que les officiers de police, "lorsque cela est possible," de détenir des personnes qu'ils sont raisonnablement soupçonner dans le pays sans autorisation et de vérifier leur statut avec les fonctionnaires fédéraux, sauf si cela devait nuire à une enquête ou de soins médicaux d'urgence. Il fait aussi un crime d'État - un délit - à ne pas effectuer les papiers d'immigration. En outre, il permet aux gens de poursuivre des collectivités locales ou des organismes s'ils croient que la loi fédérale sur l'immigration ou l'état n'est pas appliquée. États à travers le pays ont proposé ou voté des centaines de projets de lois d'immigration depuis 2007, la dernière fois un effort fédéral pour la réforme du droit d'immigration s'est effondré. L'année dernière, il y avait un nombre record de lois promulguées (222) et les résolutions (131) dans 48 Etats américains, selon la Conférence nationale des législatures d'État. http://www.nytimes.com/2010/04/24/us/politics/24immig.html

 

Raisons pour la loi

En général, immigration «illégale» a trois principaux opposants, formant une alliance populiste.

Le premier groupe est composé des électeurs à revenus élevés qui pensent que l'immigration clandestine augmente le fardeau fiscal.

Le second voit les immigrés comme augmentant les risques de criminalité et de terrorisme

Les troisièmes sont les électeurs les moins instruits qui craignent que les immigrants pourraient prendre leurs emplois

John McCain, Sarah Palin et Tea Party encouragent les mesures sévères de l’Arizona.

 

Reactions

En mai 2010, le président Obama a annoncé qu'il allait envoyer jusqu'à 1.200 soldats de la Garde nationale à la frontière sud-ouest. Il a dit qu'il exigerait également une augmentation des dépenses afin de lutter contre le trafic de drogue. Républicain et législateurs démocrates ont tous deux demandé que la sécurité des frontières soit resserrée.

John McCain maintient que cette nouvelle loi de Arizona, "était une réponse au président et à l'échec de l'administration de sécuriser nos frontières.

Le sénateur John McCain, qui est sans cesse critiqué pour sa « faiblesse » de position sur l'immigration lors de sa difficile campagne électorale de l'Arizona, a appelé à l’envoi de 6.000 soldats de la Garde nationale à la frontière sud-ouest, dont 3.000 pour Arizona. McCain a déclaré que 1200 hommes ne suffiraient pas.

 McCain fut un temps le co-auteur d’une législation qui offrait aux immigrés clandestins une voie vers la citoyenneté.

 

Issues: Illegal vs Unauthorized

Environ 45 pour cent de tous les migrants «illégaux» (à peu près de 4500000 à 6000000) entrent aux États-Unis avec des visas et dépasse la durée de leur séjour (ce qui les rend «non autorisés») 

les autres (6 millions à 7 millions) franchissent la frontière dans des conditions souvent dangereuses (ce qui les rend clandestins).

D'autres estimations indiquent que près des deux tiers franchissent la frontière mexicaine et un tiers dépasse la durée de leur sejour.

Toute législation future doit prendre en considération ces deux catégories distinctes plutôt que de criminaliser à la fois les « clandestins » et les migrants « non autorisés ».


Earnings Suspense File (taxes payées par les contribuables sans identification adaptée)

Jusqu’à 2005 total: 519 milliards de $. Augmentation d’environ 6 milliards par an.

The Earnings Suspense File a été créé pour recueillir les montants de sécurité sociale payés par les contribuables déclarent sous des noms fictifs, tandis que la Social Security Administration (SSA) tente de retracer l'identité des déclarants, habituellement en communiquant avec les entreprises pour lesquelles ils travaillent

La réforme de l’immigration et la loi sur le contrôle ont été adopté en 1986, mandatant les employeurs à exiger une pièce d’identité, pénalisant les entreprises qui emploient des immigrés illégaux

Cependant les sanctions contre les employeurs n’ont jamais été très sévères.

Commentaire : En savoir plus: http://www.consumeraffairs.com/news04/2006/02/ss_secret_stash.html ixzz0ncu0cQlpAs # il est, les dossiers en cours de cotisations de sécurité sociale des travailleurs sans papiers varient énormément, avec des chiffres de trois à six pour cent de leur représentant cotisations par année.

Le résultat a été une forte augmentation des déclarations multiples utilisant le même numéro, l'utilisation de faux numéros, et l’essor du commerce de numéros de sécurité sociale volés ou frauduleux.

Si les travailleurs sans papier utilisant de faux numéros de sécurité sociale ont tout d’un coup eu la possibilité de réclamer les montants qui leurs étaient dus, le total des surplus de sécurité sociale aurait été recalculé

Il est certain  que les fonds non réclamés auraient pu servir à payer les frais de légalisation d’immigrants illégaux.

 

L’effet économique sur le Méxique

Ironie : Protestation anti-immigration ont lieu bien que le nombre de clandestins décline du á les faible offres d’emplois aux USA et aux contrôles plus rigoureux des numéros de sécurité sociale par les employeurs

Après plusieurs années de croissance à deux chiffres, le flux des transferts de fonds (« remittances » ) a été quasiment stable: la Banque centrale du Mexique a reçu près de 24 milliards en 2007, comparativement à 23,74 milliards de dollars en 2006.

Selon Hillary Clinton, «Le récent ralentissement de la croissance économique et des transferts de fonds a aidé les trafiquants de drogue dans leur recrutement de jeunes." (Mars 24, 2010)

Commentaire : http://www.euroinvestor.fr/news/story.aspx?id=10986210&bw=20100408006883 Congrès mexicain appelle à des représailles ...

 

Action politique

L'état d'Oklahoma a adopté une taxe sur les transferts de fonds (« remittances ») vers le Mexique, « blanchiment de l’argent de la drogue et frais de transferts des fonds » qui fait injustement l’amalgame entre l'immigration et le trafic de drogue.

Le Kansas envisage une telle législation.

Commentaire : http://www.euroinvestor.fr/news/story.aspx?id=10986210&bw=20100408006883 Congrès mexicain appelle à des représailles ...

 

Peur de nouveau « Operation Wetback »

En 1954, l'INS a lancé l'opération Wetback, une série de masse des expulsions de clandestins mexicains. Le but de l'opération a été d'expulser des milliers de travailleurs sans-papiers mexicains que les  États-Unis ont encouragé à franchir la frontière pendant la Seconde Guerre mondiale. Des soldats américains revenant de la guerre aux États-Unis, de sorte que le les travailleurs immigrés ont été expulsés pour faire place aux soldats américains de retour.

Commentaire : Les origines de la patrouille frontalière a été de ne pas bloquer les Mexicains, mais le chinois les immigrants qui tentent d'éviter la National Origins Act et chinois  Loi d'exclusion de 1882.

 

Peur de « Operation Wetback »

Les Républicains conservateurs et le mouvement Tea Party ont déclaré que l’immigration illégale, la drogue et le terrorism étaient liés .

Le Mexique a prévenu que l’adoption d’une loi d’immigration sévère a crée un climat politique négatif pour les communautés de migrants et pour les touristes Mexicains ."

 

 

Partie II : Guerre contre la drogue

 

La guerre contre la drogue

La crise implique la demande US en drogue, la vente d’armes, l’expansion du trafic de drogues de Colombie au Mexique et dans toute la région vers les USA

Implique les questions de l’immigration illégale, les gangs criminels ainsi que la pénétration par les terroristes du territoire américain

Commentaire : US citizen working at the Juarez consulate - her American husband, Arthur Redelfs, and Jorge Alberto Salcido, the Mexican husband of another consular employee, were shot dead in two separate incidents on 13 March in the border city of Ciudad Juarez.  US police across the border in El Paso, Texas, rounded up members of the Barrio Azteca gang suspected of carrying out the killings.

La frontière Américano-mexicaine est à présent un point de guerre entre le gouvernement et les cartels de drogue parmi lesquels les organisations les plus puissantes du trafic de drogue au Mexique que sont les Sinaloa, Tijuana, Gulf, Juarez, Beltran Leyva and Los Zetas cartels, and La Familia Michoacana

Les cartels attaquent de plus en plus des officiels mexicains et la police américaine

Au moins 26 000 personnes sont mortes dans des violences liées au trafic de drogue depuis 2006 date à laquelle Felipe Calderón est devenu Président après une élection trés serrée

Augmentation des dépenses militaires méxicaines de plus de 30% entre 2006 et 2007 (augmentation du financement en 2008).

Les régions les plus touchées sont au nord près de la frontière américaine, longue de 3200 km, pénalisant l’économie locale et le tourisme.

Il y a eu plus de morts ces deux dernières années À Ciudad Juárez qu’en Irak et en Afghanistan  combinés pour la même période. 3,365 personnes ont été tué entre janvier 2010 et mars 2010.

Commentaire : Dans une nouvelle stratégie, les cartels mexicains de la drogue cherchent à minimiser les interférences avec les opérations utilisent la terreur pour vider toute la zone. L'exode semble être l'œuvre de l'entente de Sinaloa, l'organisation du Mexique drogue la plus puissante. le groupe a pris le contrôle de la contrebande à travers les corridors de la région après une sanglante bataille de deux ans avec le cartel de Juarez.

 

Trafic d’armes, de drogue et de devise

La plupart de la drogue, des armes, des devises et de nombreux immigrants illégaux sont passés illégalement au travers de la frontière Sud-ouest longue de 2000 km, incluant la réserve de Tohono O'odham (peuple du désert), la 3ème plus grande réserve indienne aux USA.

Les tribues et l’État de l’Arizona payent une grande part de la facture liée à la loi de renforcement  des frontières et aux services de sécurité. L’ancien gouverneur d’Arizona, Janet Napolitano (actuellement secrétaire du Département de la Sécurité intérieure) etles leaders du gouvernement du Tohono O'odham ont à plusieurs reprises demandé que le gouvernement fédéral rembourse l’état et les tribues pour les coûts liés aux urgences liées aux frontières.

Le nombre des armes illégales a augmenté depuis 2004, quand l’interdiction fédérale concernant les armes d’assaut aux USA a expiré.

En avril 2009, le président Obama a déclaré que “plus de 90% des armes saisies au Mexique venaient des USA”

Le nombre de tunnels entre le Mexique et les USA a augmenté. Durant l’année fiscale 2008, les agents du United States Customs and Border Protection (CBP) ont découvert 16 tunnels souterrains le long de la frontière Américano-mexicaine dont la majorité dans le secteur de Tucson qui englobe une zone frontalière de 262 miles depuis l’état du Nouveau Mexique au comté de Yuma (Arizona).

Durant l’année fiscale 2009, les autorités ont découvert 26 tunnels souterrains, parmi lesquels 20 étaient dans le secteur de Tucson á des kilomètres de le frontière de l’état du Nouveau Mexique, principalement dans la région de Nogales.

 

La politique d’Obama

Le President Obama a déclaré que l’expression “guerre contre la drogue” -énoncée par l’administration Nixon- était contreproductive.

L’administration Obama a annoncé la création d'un bureau bilatéral pour l’application des politiques

Il a reconnu que la demande de drogue US et la vente d’armes légères comme étant des problèmes devant  être traités.

En 2009, les USA avaient promis 700 millions $ en aide au Mexique pour supporter les efforts pour l’application de la loi

En avril 2010, le président Barack Obama a nommé procureur américain Alan Bersin en tant que premier de la nation "czar frontière" et a promis d'envoyer 500 autres agents fédéraux à la frontière américano-mexicaine cette année en réponse à la violence des narcotrafiquants, comme exigé par l'Arizona et d'autres États .

La Secrétaire Hillary Clinton a déclaré que  « notre demande insatiable pour les drogues alimente le commerce de la drogue.'’

Durant l’année fiscale 2011, National Drug Control va consacrera un budget important à la prévention et au traitement de la toxicomanie

Pour 2010-11, Obama veut une stratégie globale qui reconstruise la capacité de la société mexicaine à résister aux cartels de la drogue: "la prévention équilibré, le traitement et l'application de la loi

Le plan d'Obama met plus d'argent sur le renforcement du système judiciaire du Mexique et de la police civile que celle des années précédentes 

Compressions budgétaires pour les militaires mexicains

Mais le Congrès veut voir les détails de son plan

Besoin de « re-situer » (« re-set ») les relations américano-mexicaine

 

Merida Initiative

L’initiative Merida. L'Initiative de Mérida est une enveloppe de 1,4 milliard de dollars, sur plusieurs années qui vise à renforcer la coopération régionale de sécurité avec le Mexique et les pays d'Amérique centrale, la République dominicaine et Haïti dans leur lutte contre la drogue et le trafic d'armes et d'autres crimes organisés internationaux.        

Pour le Mexique, le Congrès américain a fourni 700 millions de dollars sur les 1,4 milliard de dollars promis sur plusieurs années.

L'exercice fiscal du printemps 2009 inclut 66 millions de dollars supplémentaire pour fournir  des hélicoptères Blackhawk pour le transport des troupes mexicaines dans la lutte contre les activités du cartel.

 

Trafic d’Armes

Le nombre d'armes illégales de contrebande au Mexique a augmenté depuis 2004, lorsque l'interdiction fédérale sur les armes d'assaut dans les États-Unis a expiré. Obama: « plus de 90% des armes récupérées au Mexique proviennent des États-Unis. »

Les États-Unis et le Mexique, afin de partager l'information , vont fusionner leurs Systèmes intégrés d'identification balistique (IBIS), systèmes qui stockent photos numériques et informations liées aux armes

Le Président va également encourager le Sénat américain à ratifier la Convention interaméricaine contre la fabrication et le trafic illicites d'armes à feu, de munitions, d'explosifs et autres matériels connexes.

 

Kingpins

Désignation « Kingpins » pour les cartels.

Pour saper les fondements financiers des cartels du Mexique, le président Obama a identifié les cartels de Sinaloa, Los Zetas et La Familia Michoacana comme à l'étranger comme étant d’important trafiquants de drogue, les exposant ainsi que leurs associés à des sanctions financières en vertu de la U.S. Foreign Narcotics Kingpin Designation Act. 

Les États-Unis et le Mexique ont également convenu d'approfondir leur coopération sur les investigations financières et de partager des renseignements financiers pour cibler les cartels de la drogue.

Commentaire : Millions of dollars in bulk cash is transported each week from U.S. drug markets to relatively few consolidation areas such as Atlanta, Chicago, Los Angeles, New York City, and North Carolina, where a Mexican DTO bulk cash cell leader takes direct control of the money. These drug proceeds are subsequently shipped to or across the Southwest Border.

Les drogues dans le monde représentent de 300 milliards à 400 milliards de dollars; le commerce de la drogue au Mexique est estimé à 25-30 milliards, pouvant atteindre 60 milliards $

L’homme le plus recherché du Mexique, Joaquin Guzman Loera-"El Chapo", ou Shorty, qui dirige le cartel de Sinaloa, est un expert présumé en tunnels...

En 2009, il a été classé 701ème sur le rapport annuel de Forbes, avec une fortune estimée à 1 milliard de dollars.

Pablo Escobar a été inscrit aussi (1987-1993) Parmi les autres milliardaires du Mexique Joaquin Guzman Loera, l'un des principaux fournisseurs de cocaïne aux USA        

Nous savons maintenant que «El Chapo» est soudoie des fonctionnaires au plus haut niveau de gouvernement mexicain

Commentaire : In February 2009, prosecutors charged top officials in the Attorney General's office with being informers for the drug organizations. They allegedly received payments of $150,000 to $450,000 per month for information regarding surveillance targets and potential raids.

 

Arrestation membres des cartels de la Drogue

Le bureau du procureur général fédéral mexicain a signalé des arrestations et des actions de contrôle sur plus de 2600 membres des cartels de la drogue depuis Décembre 2006.

Parmi les six grands cartels, le plus grand nombre d'accusés venaient du cartel du Golfe-Zeta.

Commentaire : Source: NPR analysis of Mexican government news releases
Credit: Robert Benincasa and Stephanie d'Otreppe/NPR
The Mexican federal attorney general's office reported arrests and other enforcement actions on more than 2,600 members of major drug cartels since December 2006. Among six major cartels, the largest number of defendants came from the Gulf-Zeta cartel.

  

Arrestation des Membres Cartels

44 % : Gulf Zeta
15 % : La Familia
13 % : Beltran-Leyva
12 % : Tijuana
12 % : Sinaloa Cartel
5 % : Juarez Cartel


Commentaire : Source: NPR analysis of Mexican government news releases
Credit: Robert Benincasa and Stephanie d'Otreppe NPRThe Mexican federal attorney general's office reported arrests and other enforcement actions on more than 2,600 members of major drug cartels since December 2006. Among six major cartels, the largest number of defendants came from the Gulf-Zeta cartel.
National Public Radio After analyzing data on more than 2,600 criminal defendants, we found that the Gulf-Zeta cartel (which recently split into two independent groups) represented more than 40 percent of the individuals arrested -- more than 1,100. The rest were spread among the other cartels. The Sinaloa, Beltran-Leyva and Tijuana cartels each accounted for about 12 percent of the arrests. 

Bribes La Corruption

Gulf Zeta : 251 total Bribes (Federal : 4, Military : 13, Municipal : 213, State : 21)
Tijuana : 60 total Bribes (Municipal : 57, State : 3)
Beltran-Leyva : 41 total Bribes (Federal : 19, Military : 1, Municipal : 14, State : 7)
La Familia : 22 total Bribes (Federal : 3, Municipal : 16, State : 3)
Sinaloa Cartel : 19 total Bribes (Federal : 5, Military : 9, Municipal : 3, State : 2)
Juarez Cartel : 10 total Bribes (Municipal : 9, State : 1)

Commentaire : NPR also analyzed cases that involved charges of cartel bribes of public officials (see chart below). Municipal officials were involved in most of the cases. The data suggest that bribes by the Sinaloa cartel focused on federal and military officials. Out of 19 cases, 14 of them involved federal and military officials. The Juarez cartel was charged with bribing 10 officials, and nine of them were municipa

 

Effet de gonflement

Le flux de drogue d'Amérique latine aux États-Unis est passé de la Colombie à travers le Mexique en raison du Plan Colombie et de l'interdiction navale américaine dans les Caraïbes. Les Caraïbes sont la route au plus bas coûts d'approvisionnement. Le Mexique est la prochaine voie d'approvisionnement la moins cher. Le Plan Colombie a également contribué à déplacer l'offre de cocaïne à travers le Brésil à l'Afrique et à l'Europe où la demande a augmenté.

Commentaire : Les Etats-Unis ont aidé la Colombie à briser les cartels colombiens de Medellin après avoir tué son chef, Pablo Escobar.
De nouveaux groupes de narcotrafiquants composés d'anciens membres de groupes paramilitaires et criminels de droit commun sont en concurrence avec les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) et l'ELN (Armée de libération nationale) pour le contrôle des cultures et de récolte de coca, et des zones de transformation ainsi que des corridors stratégiques pour la fourniture des marchés internationaux.

Cela s'est traduit par la montée des cartels mexicains. En 1991, 50% de la cocaïne aux Etats-Unis venait du Mexique contre  90% en 2004.

Malgré le Plan Colombie, la production de cocaïne n'a pas été grandement modifié; la culture de la drogue s'est intensifiée dans certaines régions de la Colombie, tout en s’étendant à d'autres pays

Commentaire : Malgré le Plan Colombie, la production de cocaïne n'a pas été grandement modifié; la culture de la drogue s'est intensifié dans certaines régions de la Colombie, tout en s’étendant à d'autres pays Malgré les campagnes d'éradication intenses mis en œuvre, les producteurs de drogue en Colombie ont trouvé des façons d'augmenter les rendements par hectare d’environ 4,2 kg de cocaïne par hectare et par an en 2000 à plus de 7,8 kilos de cocaïne par hectare et par an en 2006. Ainsi, la production de cocaïne en 2006 était presque la même qu'en 2000, juste avant le lancement du Plan Colombie.

 

Contrer l’effet de gonflement

les cartels mexicains ont augmenté leur présence en Amérique centrale. Pour l’atténuer, l'administration Obama a proposé deux nouvelles initiatives:

Initiative de l'Amérique centrale de sécurité régionale (Carsi) et l'Initiative de sécurité du bassin des Caraïbes (CBSI).

Ces efforts sont financés modestement, avec 100 millions de dollars demandés pour Carsi et 37,5 millions de dollars demandés pour CBSI.

Commentaire : Some 200 cities report drug traffickingMexican drug trafficking organizations have formed relationships with U.S. street gangs, prison gangs, and outlaw motorcycle gangs Mexican cartels, already the predominant wholesale suppliers of illicit drugs in the United States, are gaining even greater strength in eastern drug markets where Colombian cartel strength is diminishing.

  

Débat sur l’usage de la drogue

En Février 2009, la Commission latino-américaine multidisciplinaire sur les drogues et la démocratie a dénoncé « l’ échec » de la guerre contre la drogue.

La Commission a été co-présidé par les anciens présidents Fernando Henrique Cardoso du Brésil, Cesar Gaviria de Colombie, et Ernesto Zedillo, du Mexique

Le rapport exhorte les Etats-Unis et d'autres gouvernements dans la région de repenser la politique de prohibition.

Commentaire : On a May 2009 trip to Atlanta, former President Vicente Fox of Mexico told an interviewer that the time has come to "discuss and assess the possibility" of legalizing drugs.
César Gaviria // Colombia // co-president
Ernesto Zedillo // Mexico // co-president
Fernando Henrique Cardoso // Brazil // co-president
Ana María Romero de Campero // Bolivia
Antanas Mockus // Colombia
Diego García Sayán // Peru
Enrique Krauze // Mexico
Enrique Santos Calderón // Colombia
General Alberto Cardoso // Brazil
João Roberto Marinho // Brazil
Mario Vargas Llosa // Peru
Moisés Naím // Venezuela
Patricia Marcela LLerena // Argentina
Paulo Coelho // Brazil
Sergio Ramírez // Nicaragua
Sonia Picado // Costa Rica
Tomás Eloy Martínez // Argentina

« Une évaluation réaliste indique que: l'Amérique latine reste le principal exportateur mondial de cocaïne et de cannabis, devient un important producteur de culture de l'opium et l'héroïne, et développe la capacité de produire des drogues de synthèse.

Les niveaux de consommation de drogues continuent de croître en Amérique latine alors qu'il ya une tendance à la stabilisation en Amérique du Nord et en Europe.

La révision en profondeur des politiques actuelles sur les drogues est encore plus urgente en Amérique latine en raison des coûts humain et social énorme et de la menace envers les institutions démocratiques. »

 

Au cours des dernières décennies nous avons assisté à :

Une hausse de la criminalité organisée causé à la fois par le commerce international des stupéfiants et par le contrôle croissant exercé par des groupes criminels sur les marchés intérieurs et les territoires; Une croissance des niveaux inacceptables de violence liés à la drogue qui touche l'ensemble de la société et, en particulier, les pauvres et les les jeunes.

La criminalisation de la politique et la politisation du crime, ainsi que l’établissement des liens entre eux, comme en témoigne l'infiltration des institutions démocratiques par la criminalité organisée, la corruption des fonctionnaires, du système judiciaire, des membres du gouvernements, du système politique et, en particulier les forces de police en charge de faire respecter la loi et l'ordre ».

Commentaire : la Commission latino-américaine (2009)

 

Trois Options

1) Pas de compromis : sanctions militaires  durcies et mesures d'éradication, de durcissement et de renforcement des campagnes contre l’usage de drogue

2) une approche plus humaine: Chercher à réduire la demande grâce à une campagne publique contre la drogue, l'accent mis sur l'interdiction + l'éradication, aide au développement et aide aux cultures de substitution, mise en place d’opérations de police efficaces (avec l'armée en arrière-plan), travaux sur la construction de meilleures relations gouvernement civil; dépénalisation de l’usage de la drogue (pas des fournisseurs)

3) Allée de la dépénalisation vers la légalisation de la marijuana seul, ou peut-être de la cocaïne et autres drogues ainsi

 

Option 2

Les États-unis cherchent à intégrer diplomatie, justice pénale, société civile, développement économique, réduction de la demande, l’armée et d’autres formes d'assistance à la région pour atteindre les objectifs régionaux de lutte contre les stupéfiants ...

Un ensemble de paramètres (régionaux et spécifiques à chaque pays) et des protocoles de suivi serait mis en place

renforcer les institutions civiles et relancer le système judiciaire et la primauté du droit avec l'aide des États-unis et diminution de l'engagement militaire

accroître l'efficacité des institutions de police locales, régionales et fédérales;

Efforts du gouvernement pour enquêter et poursuivre les allégations de violations des droits de l'homme commises par les agences de sécurité.

Promouvoir des alternatives viables et licite de commerce de la drogue. Étant donné les déficiences structurelles de l'économie mexicaine, la création d'emplois durables sera difficile.

Le président Felipe Calderón a dévoilé une série de programmes sociaux orientés vers le soutien de l’emploi, de l'éducation, et des espaces publics à Ciudad Juarez. Cette stratégie doit être étendue dans tout le Mexique.

Commentaire : L’Expert Vanda Felbab-Brown de Brookings a proposé une stratégie de sur plusieurs années http://www.brookings.edu/testimony/2010/0414_drug_funding_felbabbrown.aspx
http://www.thedailybeast.com/blogs-and-stories/2010-03-27/crime-fighting/

 

Option 3

La guerre à la drogue a coûté aux contribuables américains un montant estimé à 40 milliards par an ces dernières années dans l'ensemble des dépenses,

Mais il n’y a pas eu de comptabilisation de la part du gouvernement de toutes ses dépenses de  chaque état

Il n'y aurait pas de guerre des drogues sans augmentation de la demande de drogue américaine et mondiale

L’interdiction entraîne une augmentation des prix et des bénéfices en raison des risques (à cause de la nature illégale de l’activité et de la violence qui devient le principal moyen de règlement des différends)

Cela signifie également que l'interdiction des drogues douces comme la marijuana (volumineux et plus faciles à détecter) conduit à une augmentation de la demande de drogues dures (moins faciles à détecter)

La légalisation doit être couplée à la lutte contre les drogues les plus dangereuses, plus des campagnes de sensibilisation contre les risques sanitaires de toutes les drogues (alcool et cigarettes inclus)

 Comme aujourd'hui avec les cigarettes: pas de campagnes de marketing de masse ne devrait être autorisée ...

Cooptation des fournisseurs voulant légaliser, et répression des groupes ne voulant pas suivre la nouvelle législation,

La légalisation pourrait courir le risque de voir la consommation augmenter, mais mieux contrôlé et dans des conditions relativement plus saines...

 

Les implications budgétaires de l’interdiction de drogue

Un rapport. The Budgetary Implications of Drug Prohibition, a fait valoir que la légalisation des drogues permettrait d'économiser environ $ 48,7 milliards par an dans les dépenses publiques sur l'application de l'interdiction.

33,1 milliards de dollars de ces économies reviendraient à l'Etat et les collectivités locales, tandis que 15,6 milliards de dollars reviendraient au gouvernement fédéral.

Environ 13,7 milliards $ de cette somme proviendrait de la marijuana, 22,3 milliards de dollars de la légalisation de la cocaïne et l'héroïne, et de 12,8 millions de légalisation d'autres drogues.

Le rapport estime également que la légalisation des drogues entraînerait des recettes fiscales de 34,3 milliards de dollars annuellement, en supposant que les drogues légales sont imposés à des taux comparables à celles sur l'alcool et le tabac.

Environ 6,4 milliards de dollars des recettes seraient provenu de la marijuana, 23,9 milliards de dollars de la légalisation de la cocaïne et de l'héroïne, et 4,0 milliards de dollars de la légalisation d'autres drogues.

Commentaire : The Budgetary Implications of Drug Prohibition, February, 2010, Jeffrey A. Miron, Department of Economics, Harvard University, miron@fas.harvard.edu

 

Diversion faite des problèmes réels

« Chacun d'entre nous ... serait infiniment plus en sécurité si les efforts courageux des agents anti-drogue s’étaient concentré sur les terroristes visant à faire exploser des avions de ligne et des gratte-ciels plutôt que sur les trafiquants de drogue qui cherchent à vendre la cocaïne et la marijuana à (ces) passagers et aux habitants (des tours) »

Discours prononcé par Arnold S. Trebach, ancien président de la Drug Policy Foundation et professeur à l'American University, Washington, DC, Colloque sur la politique sur les drogues, l'Institut de criminologie de l'Université hébraïque, Jérusalem, Février 4, 1996.

 

Encours de la dette publique : 12,928,941,224,629.55 $